Depuis des années maintenant le syndicat des architectes a mis en place un outil qu’il a nommé SESAME et qui est destiné à la formation de l’ensemble de la profession. Par la suite, l’état fait un grand geste et, à travers notre tutelle la DAPA, crée des pôles de compétence à travers le territoire. Ces pôles ont pour mission de répertorier et de regrouper les centres de formation continue. L’ensemble des architectes de notre région a d’ailleurs reçu une brochure listant tous les organismes de formation de la région PACA, dont SESAME fait partie, avec le programme complet des formations dispensées par ceux-ci.
Lors d’une réunion de l’ensemble des pôles nationaux à Angers, courant juin, nous constations que le pôle de compétence PACA se trouve être celui qui dispense le plus grand nombre d’heures de formation, SESAME en assurant à lui seul plus de 80%. STF (Sesame Trop Fort) ! Pourtant nous faisons un constat plutôt navrant. Peu, très peu de personnes s’inscrivent et suivent les formations. Bien évidemment nous nous questionnons : les formations sont-elles inadéquates, pas adaptées, trop chères, à des dates qui ne conviennent pas… ?
La formation continue fait partie intégrante de notre métier et a affaire avec notre déontologie. J’ose croire que notre profession est avant tout une discipline de recherche permanente et préalable à toute réalisation. Qu’il s’agisse d’initiation à la HQE, d’une introduction au montage d’opération, d’un apport de connaissances sur la nouvelle réglementation concernant les personnes handicapées, sur le nouveau code des marchés publics… à chaque fois l’outil est mis à notre disposition. Participer à une formation ne peut qu’être profitable pour nos agences. Espérer qu’une formation, qu’elle soit courte ou longue, offrira de manière palpable et immédiate un retour sur investissement n’est que wishful thinking. Il me semble important de stipuler qu’une session de formation génère aussi autre chose. Comme dans tout enseignement, il y a cette partie de savoir transmise, disons cette partie visible et « palpable », comptabilisable. Et puis il y a ce qui est d’un autre ordre, oh rien d’ésotérique, mais qui dépasse le savoir même qui est dispensé. Lors de ces journées et après que chacun ait abandonné, du moins partiellement, sa réserve, il se passe quelque chose qui caractérise si peu cette profession : une rencontre où chacun et chacune peut discuter sans se toiser. Arriver avec l’expérience de sa pratique, avec sa réalité et ses ambitions, échanger avec ses confrères : voilà des sujets parlants qui causent à d’autres sujets parlants. C’est dingue ! Ça a l’air de rien, mais je vous assure que par ces temps, c’est une denrée rare dont il faut abuser sans modération. Alors, la formation c’est aussi cette expérience qui peut contribuer, du moins c’est mon souhait, à ce que des sujets sortent de l’isolement inconfortable ou de l’individualisme confortable qui ne fait pas cas de l’altérité.
A toutes fins utiles : l’ensemble des formations proposées font l’objet d’une participation à travers les FIF et FAF PL.
Contact :
Celine Gachon

