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HABITER réflexions et expériences sur le logement collectif
expositions - conférences - promenade

 


8 septembre > 28 octobre 2011

Le Syndicat des Architectes des Bouches-du-Rhône et la Maison de l’Architecture et de la Ville PACA
s’associent pour présenter cette manifestation
























EXPOSITION > VU DE L’INTÉRIEUR : Habiter un immeuble en Île-de-France de 1945 à 2010
8 septembre - 6 octobre à la MAV PACA / vernissage jeudi 8 septembre à 19h
Ouverture : lundi-vendredi, 9h-13h et 14h-17h / Entrée libre / Visites commentées les samedis 10 et 24 septembre à 11h

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À travers une quarantaine dʼexemples de logements produits entre 1945 et 2010, on observe lʼévolution de la société et des modes de vie. À lʼaide dʼun large panel de représentations de lʼespace domestique, allant du plan au texte en passant par des vues dʼintérieurs encore inédites, la démarche scientifique tente dʼétablir une comparaison historique entre les usages, les réglementations, les typologies ou encore les discours sur le logement, et ce afin de mieux révéler les façons de vivre de chacun des grands groupes sociaux - classes populaires, moyennes, privilégiées - dans une époque donnée.

Exposition commanditée par l’Ordre des Architectes d’Île-de-France, avec le soutien du Conseil National de l’Ordre des Architectes - l’OGIF - Bouygues Bâtiment Île-de-France – Habitat social - la RIVP et le Centre d’archives du XXe siècle - Cité de l’Architecture et du Patrimoine. Commissaires scientifiques Monique Eleb et Sabri Bendimerad (laboratoire ACS-ENSA Paris Malaquais) Catalogue Vu de l’intérieur, Archibooks et Sautereau éditeur, 2010, 22,90€ (en vente à la MAV PACA) Ouverture de la MAV lundi-vendredi, 9h-13h et 14h-17h / Entrée libre Visites commentées les samedis 10 et 24 septembre à 11h pour les individuels / sur RDV pour les groupes (contact visite : Laura Lefevre / mavpaca1@orange.fr / T.04 96 12 24 13)

CONFÉRENCE > LE LOGEMENT VU DE L’INTÉRIEUR par Monique Eleb et Sabri Bendimérad
Jeudi 15 septembre à 19h à la MAV PACA

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Que nous dit l’architecture du logement collectif sur les modes de vie et leur évolution ? L’exposition « vu de l’intérieur » et le catalogue qui l’accompagne est une perspective nouvelle sur l’habitat collectif, du point de vue du privé et de l’intime. C’est l’occasion de montrer l’architecture vue de l’intérieur, le « chez-soi » de ceux qui habitent un immeuble en Île-de-France, à partir d’une analyse historique de l’espace domestique et de ses représentations. C’est une question centrale pour l’habitation qui est posée : qu’est-ce qui, du « dedans », participe à la fabrication du « dehors » ? Il s’agit ici de révéler le lien entre l’évolution des modes de vie des différents groupes sociaux et la conception architecturale et donc, de présenter des exemples d’habitat social, de production courante et de luxe construits depuis 1945.

Pourquoi se limiter au logement collectif alors que la majeure partie du " parc " est composée de logements individuels ? D’abord parce qu’il est le fait d’architectes, qui sont par ailleurs, et on peut le regretter, relativement peu présents dans la production de la maison individuelle. Mais aussi parce qu’en France, ce logement collectif, et particulièrement le logement social, a été le vecteur et le substrat de nombreuses innovations architecturales et urbaines.

C’est l’occasion de montrer l’architecture domestique dans ce qu’elle a de banal, d’exceptionnel et de savant et confronter le "standard" et "l’avant-garde", la conception et simultanément la réception par les habitants de ce qui leur est proposé. Les opérations exposées et les textes composant le catalogue mettent en évidence le rapport entre les usages et les dispositifs de l’architecture domestique, les ambiances liées à l’époque, les slogans et idéaux esthétiques du moment (salubrité, santé, éducation, hédonisme, flexibilité, développement durable, etc.) et enfin l’impact des règlements sur la distribution du logement.

Dans cette perspective, les différentes représentations de la famille, comme les appropriations diverses et inattendues des habitants, et les images promues du confort, font partie des variables qui nous ont conduit à faire des choix pour une exposition composée d’une cinquantaine de bâtiments. Ils ont tous proposé d’une façon ou d’une autre une évolution du confort, des équipements, de la distribution du logement et donc une évolution des usages ou des façons de vivre d’une époque.

Les documents présentés sont donc hétérogènes, à l’image des thématiques changeantes et des pratiques des différents acteurs selon les périodes. Dans le logement collectif l’appartement témoin s’est fait rare et les maîtres d’ouvrage en conservent rarement la trace. Quant aux architectes, ils font photographier des intérieurs de logements vides, depuis de nombreuses années. Nos illusions sur un accès facile aux documents se sont donc vite envolées et nous avons souvent pallié les manques en visitant sur place des logements ouverts pour nous par leurs habitants. Si parfois des photographies de 2010 montrent des logements construits en 1960, nous avons souvent eu la surprise de les trouver en l’état, meublés et décorés sans changement depuis l’emménagement.

_Monique Eleb et Sabri Bendimérad Commissaires de l’exposition

Monique Eleb est psychologue et docteur de 3 cycle en sociologie. Elle est habilitée à diriger des recherches (HDR), professeur à l’ENSA Paris-Malaquais et directrice du laboratoire ACS.

Sabri Bendimérad est architecte DPLG et membre associé du laboratoire ACS.

CONFÉRENCE > X FOIS "PLUS" : DE LA CHAMBRE À LA VILLE par Frédéric Druot, architecte DPLG
Mardi 27 septembre à 18h30 aux ABD Gaston Defferre - 18, rue Mirès 13003 Marseille

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Constat Les villes sont des énigmes, des mystères qui s’épaississent au rythme quotidien des actions urbaines contemporaines qui en dispersent les indices et les sujets. Le « Nouveau » comme principe d’évolution cale la production urbaine contemporaine sur des modèles de pensées simplifiés dont les planifications « exotiques » et destructrices se détournent de l’évaluation des réalités et des complexités. Absence de transversalité des actions et de reconnaissance des compétences, absence de connaissance et donc de compréhension des situations urbaines capables, absence de pensée sociale, absence de réflexion sur la question du logement. Les politiques urbaines contemporaines fabriquent des villes sans tête et à deux corps, ville résiduelle « corps social » et la ville de front « corps urbain ». La question du logement est la première à pâtir de ces pratiques urbaines. Par leurs destructions, les grands ensembles collectifs de logements en payent le prix le plus fort.

Attitude Il s’agit d’affirmer une autre façon de faire évoluer la ville, par la mise en œuvre d’une stratégie régulatrice de la pensée et de la pratique de la ville. Une stratégie d’attention aux existants, attention aux gens, attention aux arbres, attention aux sols, aux bestioles, à tout ce qui existe dans le matériel urbain et qui a permis jusqu’à ce jour d’abriter, guider, rassembler, charmer. Au cas par cas, avec précision, du plus petit vers le plus grand, de la chambre à la ville, immeuble après immeuble, de l’expression des besoins aux réponses précises et généreuses, des états existants vers leurs transformations, des transformations vers des réalisations neuves.

Présentations, 2 sujets exemplaires
Projet : La métamorphose de la Tour Bois le Prêtre à Paris. Dans la continuité des études présentées dans l’ouvrage « + », le projet apporte des réponses extraordinaires en matière de plaisir d’habiter à 100 familles occupant cet immeuble social réalisé dans les années 60.
Études : « 50000 logements nouveaux sur le territoire de la Communauté urbaine de Bordeaux ». Développement d’une stratégie urbaine considérant l’ensemble urbain comme une situation de fait dont elle prend en compte la multiplicité, la complexité et la capacité à évoluer. Elle vise à engager simultanément la réalisation de nouveaux logements sur les territoires existants et la transformation des logements en situation de « fragilité ». C’est un travail qui mise sur la précision, se base sur l’inventaire, sonde les situations de fait, dresse la liste des besoins au cas par cas, s’attache à la diversité des échelles, des contraintes, des acteurs, des possibles.

L’unité de mesure est le logement, grand, lumineux, généreux. Le vecteur d’étude est l’économie.

Frédéric Druot est architecte DPLG.

EXPOSITION > ENSEMBLES ET RÉSIDENCES À MARSEILLE 1955-1975 photographies Philippe Piron
29 septembre - 28 octobre au SA13 / vernissage le jeudi 29 septembre à 19h
Ouverture : lundi-vendredi, 9h-12h30 et 13h30-17h30 / entrée libre
reportage France3 Marseille le 19 octobre 2011

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Commande photographique Dans le cadre de son étude du patrimoine marseillais, Thierry Durousseau a commandé à Philippe Piron un reportage photographique des ensembles et résidences de Marseille construites en 1955 et 1975.

Les photographies de Philippe Piron par T. Durousseau Au début d’Alice dans les villes de Wim Wenders, Rudiger Vögler, un Polaroid à la main, appui sur le déclencheur, instantanément un de ces monotypes sort que le comédien aligne à ses pieds. On regarde, il regarde, mais il ne reconnait pas le paysage dans la prise de vue, alors il recommence cette expérience décevante.

De la même manière, Gustave Flaubert montrait sa déconvenue devant les calotypes de Maxime du Camp tirés sur papier salés : Saint Jean d’Acre lui évoquait Pantin !

Si la photographie n’est plus dans la ressemblance alors c’est autre chose, on peut obtenir d’elle une vraisemblable reconstruction, ce qu’en architecture on appelle la restitution. C’est sur cette donne que s’est fait le travail avec Philippe Piron, et j’ai mis longtemps à lui entériner une image, j’ai du lui paraître méfiant.

Outre les lumières étincelantes et cruelles de Marseille tant pour l’architecture et que pour la photographie, lumières qui exigent d’être là à telle heure, tel jour de telle saison ; la perspective linéaire impose de s’installer à tel point de vue, tout cela fait autant de tours et retours pour un seul édifice.

Au delà de ces contingences, notre sujet, on dira les grands ensembles pour faire court, on a affaire à des édifices qui souvent ont perdu de leur superbe, qui ont subit les rudes sentences publiques, rien à voir avec ces tout jeunes objets lactescent et leur ciel californien. Ici les bétons ne sont plus immaculés, quand ils n’ont pas été repeints en rose ou vêtus de bardage isolant. Ils ne sont pourtant pas encore des objets de collection. En leur temps, celui des inaugurations, les photographes De Renzis, Baron ou Deleusse les avaient fixés le plus souvent en noir et blanc.

Pour retrouver ces bâtiments, le regard archéologique s’impose, comme on redessine les palais ou les maisons de rang pour leur rendre leur intelligence, la photographie de Philippe Piron re-figure cette architecture du second XX°siècle.

L’opération vise à retrouver des aplombs aux tours, regagner des parois aux barres mais aussi retrouver le cadre des paysages reliques de Marseille : les échappées sur la mer, les fragments de pinèdes, la cambrousse dit Joël Ricorday et surtout la lumière étincelante qui aveugle et fait les ciels de ces bâtiments.

Lumière au combien féroce qui appelle bien des artifices. On se souvient de Julius Shulmann qui pour sa propre maison (que lui dessine Neutra) prendra d’abord une vue du paysage au soleil couchant ; puis fera éclairer la maison de l’intérieur pour qu’elle ressorte mieux et donnera ces légendaires ciels ténébreux. Disposition dont les architectes abusent depuis pour leurs projets, maudit Photoshop.

Enfin autre épreuve, celle de l’espace, et son rendu photographique : combien de prises pour les patios de la Solitude, combien de variantes sur les extrusions de Castel Roc le Haut et ne parlons pas des cœurs d’îlots des Petites Résidences ou de La Brunette. L’espace est difficile à fixer, à l’inverse de l’objet érigé, la cavité, le creux, l’espacement, oui vous savez bien, lorsque la paume de la main affleure à la surface d’un bassin et qu’on la retire, des ondes apparaissent qui strient l’étendue d’eau : la lame d’air, l’eau et la chair font vibrer l’univers, eh bien pour rendre cela avec une photographie c’est un ouvrage infini.

Tout cela, plus d’une année de reportage, de prises de vues, donne lieu à une collection de cinquante tirages 33 x 40 cm sur papier Photorag Hahnemüle qui couvrent une douze d’ensembles et de résidences marseillaises du second XX° siècle.
Thierry Durousseau,
Marseille, Mars 2011

Philippe Piron

CONFÉRENCE > ENSEMBLES ET RÉSIDENCES À MARSEILLE 1955-1975 par Thierry Durousseau
Jeudi 29 septembre à 19h au SA13
Étude commandée par la DRAC PACA

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Au sortir de la guerre, Marseille aura vu son centre historique presque entièrement détruit. Passé la période de reconstruction, véritable renaissance urbaine où l’on trouve le Vieux-Port ou la Cité Radieuse, la ville va connaître vingt années formidables qui marqueront le territoire tout entier : collines, bastides, fabriques et canaux.

Dans ce paysage inédit où réside la moitié des Marseillais, se trouve un patrimoine constitué d’autant d’ensembles de logements sociaux que de résidences privées. Barres, tours, plaques et plots auront été le lexique du temps, mais pas seulement, l’attention aux habitants – souvent les plus pauvres – et aux sites sera aussi au rendez-vous.

Une relecture architecturale de cette période est en cours. Elle passe par un recensement de ces groupes d’habitations dont souvent le nom même des auteurs a disparu, signe du peu de considération dans laquelle ils ont été et sont encore tenus.

De ce patient travail d’archives, de témoignages autant que de rencontres, est apparue une autre manière de voir cette période avec ses façons de penser la ville et l’architecture, les plans d’ensembles, les distributions, les orientations ; enfin les confrontations avec le paysage saisissant de Marseille.

À l’inverse de l’image courante, une grande diversité architecturale a été une des belles découvertes de ce travail. Découverte alliée à l’émergence d’auteurs de talent, peu connus, qui ont su dans cette période de crise permanente, inscrire leur rôle d’architecte qui aura lui aussi vécu des mutations considérables.
Thierry Durousseau est architecte DPLG

Résidences et ensembles à Marseille 1955-1975, Éditions Bok & Book , 88 pages, 2011, 15€ (en vente au Syndicat)

PROMENADE > GRANDS ENSEMBLES MARSEILLAIS par Nicolas Mémain
Samedi 8 octobre, départ à 10h en bus du SA13 - inscription obligatoire auprès du SA13 - PAF 5€

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Nicolas Mémain est né en 1974 à Bordeaux. Il a fait 3 années d’études à l’école d’architecture de Bordeaux entre 1993 et 1996. Aujourd’hui, il propose de regarder la ville autrement avec ses balades architecturales. "Moi, j’aime les grands ensembles, peut-être parce que j’y ai grandi, peut-être aussi parce que ceux qui les ont construits avaient à l’époque bien plus d’espoir, de pouvoir et de responsabilité que leurs collègues d’aujourd’hui. Avec des centaines de logements, ils devaient développer une pensée globale sur le logement, mais aussi sur l’urbanisme, l’environnement, les flux, imaginer quasiment une ville."

CONFÉRENCE > REQUALIFICATION DES GRANDS ENSEMBLES : IMPASSE OU REUSSITE ?
Mardi 18 octobre à 19h à la Maison de la Région - 61, la Canebière 13001 Marseille
Intervenants :
Fathi BOUAROUA - Fondation Abbé Pierre - directeur de l’agence PACA-Languedoc Roussillon
Thierry DUROUSSEAU - architecte
Jean-Jacques REYMOND - architecte
François ROUANET - architecte - président du SA13
Philippe SAN MARCO - vice-président de MPM
Débat animé par André JOLLIVET - architecte - président de la MAV PACA _


PARTENAIRES
CROA Île-de-France - Maison de l’Architecture Île-de-France - CROA PACA - DRAC PACA - Région PACA - Conseil Général des Bouches-du-Rhône - MAF - Agam

CONTACT
Julie Danilo - MAV PACA - T 04 96 12 24 10 / mav-paca@wanadoo.fr
www.ma-lereseau.org/paca/
Hélène Bossy - SA 13 - T 04 91 53 35 86 / sa13@wanadoo.fr

 
 
Publié le lundi 3 octobre 2011
Mis à jour le mardi 25 octobre 2011

 
 
 
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