Depuis le 4 Juillet 2006, le syndicat des architectes expose les travaux des étudiants de 3ème et 4ème année de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille (ENSAM). Deux regards sur la ville se croisent et confrontent l’architecture à d’autres disciplines : la danse, le paysage, le grand territoire. Transparaissent de ces rencontres et de ces rêves de futurs architectes des écritures libres et engagées, maladroites et impertinentes qui participent à nous (re)questionner sur notre ville. Cette exposition marque aussi une volonté d’ouvrir la MAP aux futurs praticiens et de proposer à l’école un lieu d’échange en ville
Centre chorégraphique sur la corniche, (projet de 3ème année),
L’équipe pédagogique est constituée de Jean-marc Chancel (coordinateur), François Brugel, Pierre David, Cyrille Faivre, Rémy Marciano et Raphaelle Segond.
Certains programmes : le musée, le théâtre, la maison de luxe ou encore… un centre chorégraphique posent avec une acuité particulière la question des échanges entre Art et Architecture. A ces programmes d’exception, l’architecture veut souvent répondre par des formes d’exception. Destinés à accueillir une production ou une discipline artistique, ces programmes provoquent le désir d’une concurrence entre contenant et contenu. Cependant, le conservateur de musée, le directeur de théâtre ou de centre chorégraphique demande d’abord un édifice pratique, une « machine » efficace au service des œuvres et de la discipline. D’abord, mais pas seulement… Le programme d’un centre chorégraphique invite à une réflexion sur le mouvement, le rythme, l’équilibre, la sensualité. Mais la danse est exigeante : c’est sur des plans parfaitement dressés que s’exerce la liberté des corps… Le plan de la danse, sauf accident, est horizontal. Le danseur s’exerce face à un miroir… Nous n’avons pas su résister au plaisir d’ajouter aux tensions entre programme et forme, celles résultant de la pente, de la vue de la baie de Marseille. Reprenons, le programme est exigeant, mais l’architecture n’est pas une machine. La question posée par ce projet n’est pas celle de l’adoption d’une position doctrinale à priori mais de rendre compte avec raison des choix architecturaux qui conduisent le projet. Comment la forme, l’espace qu’ils cherchent à générer, la construction qu’ils en proposent, les matières qu’ils donnent à voir et à toucher, s’associent et rendent compte, en même temps, du programme dont ils traitent ?


Marseille Sud : la ville réinventée
L’équipe enseignante est constituée de Jacques Sbriglio (responsable du studio) et de Rémy Marciano ; Christophe Migozzi et Jean Marc Chancel sont eux invités pour les jurys finaux.
Parler du développement urbain à Marseille aujourd’hui, revient souvent à évoquer le périmètre d’Euroméditerranée et les travaux de mise en service du futur tramway. Dans le but d’élargir cette réflexion et de continuer à promouvoir des exercices d’expérimentation, portant sur la relation ville/architecture, il a semblé intéressant de revenir sur l’urbanisme d’un grand secteur de Marseille, le secteur sud, dont on peut constater aujourd’hui les incohérences et surtout l’absence de lisibilité. On est là en effet devant un grand morceau de ville dont les caractéristiques urbaines sont évidentes et les qualités paysagères exceptionnelles. Déjà, au début des années 50, Le Corbusier avait fait une série de propositions non suivies d’effets, pour urbaniser les terrains allant de l’Unité d’habitation à la mer. Ici, l’établissement d’un Masterplan fait apparaître la nouvelle trame urbaine incluant réseau viaire, espaces publics, et morphologie des îlots. Ce Master plan, unique est le document de référence dans lequel s’inscrivent les différents programmes, logements, équipements, espaces paysagers, espaces publics … proposés à titre individuel par les étudiants. Enfin, le développement des différents projets d’architecture qui feront l’objet d’un montage final dans ce Master plan, constituant ainsi l’image d’une sorte de « Ville analogue » dont Aldo Rossi a fourni la clef, dans l’Architecture de la Ville, en montrant une gravure de Canaletto, dans laquelle des bâtiments, construits par Palladio à Vicence, sont remontés de manière fictive au bord du Grand Canal de Venise.


La directive service européenne sera retranscrite en droit français d’ici Noël.
Les architectes doivent impérativement faire prévaloir leurs spécificités.
L’ouverture totale du capital des sociétés à des non architectes nous concerne tous :
Que sera une société d’architecture qui n’appartient pas à des architectes ?
Qui trouvera intérêt à acheter une signature d’architecte ?
Qui s’inscrira à l’ordre : Promoteur ? Constructeur ? BET ?…
Quelles réelles menaces pour nos honoraires déjà fragilisés ?
Où en sont les autres professions réglementées ?
Nous vous invitons à venir Mardi 29 septembre à 19 h pour vous informer et échanger sur ce sujet.
Un apéritif sera servi pour consoler les âmes les plus meurtries.
En cliquant ici, vous aurez le courrier adressé aux parlemantaires
Et en cliquant là, vous aurez leur réponses
Dans le cadre des soirées « actualité » de la MAP, et en parallèle aux débats HQE et développement durable, le syndicat des architectes 13 vous invite le mardi 26 juin à 18h30 à un débat animé par Pascale Birotteau (EnviroBAT) sur les « économies d’énergie et énergies renouvelables »,130 avenue du Prado – 13008 Marseille
Pour bien débuter l’été un apéritif clôturera la soirée en partenariat avec EDF, Jacques Giordano, Phillips, Schueco, Tenesol, Terreal et Xella cyporex

A Stuttgart, le Musée Mercedes-Benz de UN STUDIO est une architecture hybride, baroque dans son essence, et qui ne laisse pas indifférent :
• A la fois objet blub mais relecture savante de la typologie du Gugenheim.
• A la fois statique et dynamique
• Carrossé et musculeux
• Vrai et faux
• Avec une image à la fois formaliste mais changeante, floue et indéterminée
Parce qu’il renvoie aussi à la confusion croissante entre objet d’art et produit industriel, entre valeurs esthétiques et culturelles et valeur marchande, entre représentation mercantile d’une firme et inscription héroïque de celle-ci dans l’espace de la société contemporaine.
Par son implantation et son occupation de l’espace urbain, le Musée Mercedes de Van Berkel est à la fois une célébration de la civilisation de l’automobile mais aussi le témoin d’une destruction de la Cité par la bagnole.
Au-delà de ces interrogations, ce bâtiment est remarquable notamment par les moyens que le Maître d’Ouvrage s’est donné pour faire aboutir son projet et par la maîtrise des architectes, des ingénieurs, et des entreprises pour y parvenir.
L’architecture étant, pour moi, aussi un Métier, je suis sensible, en effet, à la capacité assez rare de faire qu’une idée, qu’un concept, qu’une image, puissent passer au réel, sans perdre ni la qualité et ni le sens, ni l’émotion, de l’origine.”
Présentation par Jean Luc Rolland
