Ceux qui s’intéressent à la ville sont-il condamnés, partout, à constater la gentryfication des quartiers populaires au cœur des métropoles ? Et l’éviction ou l’expulsion de leurs habitants d’origine ? C’est le sentiment que l’on a parfois à la lecture des travaux qui analysent les mécanismes économiques, sociaux et culturels qui affectent les centres urbains anciens en tous points du monde. Les ressorts en sont tellement puissants qu’ils ruinent par avance les velléités de s’y opposer.
D’où l’intérêt d’une observation et d’une analyse qui, renonçant à l’examen académique des faits et à ses conclusions par avance désenchantées, se mettent au service des habitants. Certes, on connaît le risque de cette pratique militante de la sociologie de terrain : celui de transformer le chercheur en porte-parole, oublieux de sa position singulière et des exigences de sa discipline. Mais point de cela dans la recherche-action rendue ici publique. Avec pugnacité et modestie, l’équipe, associant sociologues et artistes, a trouvé une place au sein même de l’arène publique naissante de la rue de la République, apportant aux acteurs du quartier (habitants plus ou moins engagés, militants politiques et associatifs, représentants des institutions…) un regard autre sur les transformations urbaines à l’œuvre et à la communauté des chercheurs, le bénéfice d’une expérience réflexive. C’est là que ce travail est sans doute le plus significatif : alors que la brutalité peu commune de l’opération immobilière pouvait conduire, par effet de symétrie, à une sociologie guerrière, dénonciatrice, à juste titre des procédés employés et de leurs conséquences sociales, les chercheurs ont eu la sagesse d’éviter de se placer dans la dépendance d’un objet « ennemi » pour s’intéresser à ceux qui tentaient d’y faire face, se plaçant à leurs côtés et non au-dessus…
Cela change-t-il quelque chose à l’issue finale de l’opération ? Oui, car en faisant place – par la parole, l’image et l’écrit – aux histoires singulières de chacun et à l’action de tous, la recherche aura contribué à rendre visible ceci : les habitants de la rue de la République sont bien les sujets de leur histoire, ceux qui y sont restés comme ceux qui en sont partis.
François Ménard Responsable scientifique de programmes de recherche au Plan Urbanisme Construction Architecture
Avec la participation de nos partenaires :
Table ronde
Samedi 11 octobre à 11h au Syndicat des Architectes :
jeu de piste et architecture.
A l’occasion de Lire en fête 2008 la librairie IMBERNON installée dans l’unité d’habitation de Le Corbusier propose pour la 3ème année consécutive une manifestation du 9 au 11 octobre 2008 autour des livres et la découverte du patrimoine architectural à destination du jeune public : rencontres, spectacle, ateliers… Le syndicat des architectes soutient cette action et accueille la table ronde avec la participation de Max Ducos, jeune auteurillustrateur bordelais d’un premier album, Jeu de piste à Volubilis.
Invité à animer différents ateliers sur le thème de l’architecture et du jeu de piste auprès des élèves de la maternelle Le Corbusier et de l’école primaire du Square Michelet, Max Ducos et les enseignants nous présenteront leurs démarches.
Max Ducos est né à Bordeaux en 1979 d’un père architecte et
d’une mère antiquaire. Après un parcours passant par les artsplastiques
et les arts décoratifs de Paris, il s’intéresse aux espaces
symboliques qu’il aimerait utiliser dans le monde de l’enfance.
Ses premières images mêlant enfance et architecture sont
sélectionnées à Bologne en 2004. Parallèlement à ses études,
il expose régulièrement ses peintures de paysage à la galerie
Philippe Frégnac. En 2006, il publie son projet de fin d’étude
Jeu de piste à Volubilis aux éditions Sarbacane, et décide de
partager sa vie professionnelle entre ses deux passions, la
peinture et le livre pour enfant où l’espace tient toujours une
place essentielle.





7 jours de cinéma et de rencontres 80 films , fictions et documentaires
Tout le programme : www.imagedeville.org

Apéritif offert par nos partenaires :
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A deux pas de la Belle de Mai, la Cité des Rosiers fête cette année ses cinquante ans. Elle vient d’être honorée du label « architecture remarquable » décerné par l’Etat. Dans le même temps, commencent les travaux de rénovation des immeubles (plan de sauvegarde). info : www.marseille2013.org/les-rosiers

Actions pédagogiques de sensibilisation et responsabilisation des enfants (de la maternelle à la terminale) à l’architecture et à l’espace urbain.
Nous vous invitons à vous joindre au débat le samedi 20 octobre à 10h30 au Syndicat des Architectes sur le thème : la sensibilisation des enfants à l’architecture, l’espace urbain et le paysage à travers les représentations (livres, films, maquettes …) d’auteurs et illustrateurs sur ces problématiques.
A l’occasion de l’événement Lire en fête 2007 la librairie IMBERNON installée dans l’unité d’habitation de Le Corbusier propose pour la 2ème année consécutive une manifestation du 19 au 21 octobre 2007 autour des livres et la découverte du patrimoine architectural à destination du jeune public : rencontres, projections, ateliers … Le syndicat des architectes soutient cette action et accueille la table ronde avec la participation d’Anne HERBAUTS, auteure-illustratrice belge et Nathalie GUIMARD de l’association FOTOKINO.
Née en 1975, Anne Herbauts, diplômée de l’Académie des beaux-arts de Bruxelles a réalisé une trentaine d’ouvrages d’une grande sensibilité dans lesquelles elle construit un univers spatial imaginaire à destination des enfants : des villes verticales, des empilements de cabanes, des paysages revisités… Elle a reçu en 1999 un prix à Bologne pour son album Que fait la lune la nuit ? et en 2003 le prix Baobab au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse pour Et Trois Corneilles.
L’association FOTOKINO se consacre à la diffusion de travaux artistiques dans le champ des arts visuels et programme des ateliers de découverte et création, expositions, projections et rencontres, en explorant plus particulièrement les questions relatives à la transmission de l’art aux enfants.


"Javelot", brillament barré par Nicolas Magnan, a, pour la 2ème fois en 3 participations, emmené les architectes vers la victoire.
Avec un temps estival et dans une ambiance franchement décontractée, l’équipage a pu mener à bien sa mission et ramener le trophée qui nous avait échappé l’année dernière, laissant loin derrière nos amis entrepreneurs, BET et industriels.